La Santé Sort de son Aphasie!
Vendredi 06 Février 2009
Le centre de soin de Sidi Mérouane, accède enfin au grade de « polyclinique », depuis le début de ce mois de janvier 2009.
Le centre, vieux de trois décennies, situé dans un espace enclavé de toute part. Cette inconfortable position ne lui permet aucune probable extension, à moins qu'une étude « gymnique » soit faite pour le renforcement des piliers existants afin de surélever un étage.
La nouvelle carte sanitaire en Algérie, mise en œuvre en janvier 2008, en application du décret n°07-140 du 19 mai 2007, a permis, en espace d'une année, de mieux cerner les besoins en matière de soins aux citoyens et d'y remédier dans les meilleures conditions. Cette carte, dont l'objectif tend, entre autres, à mettre un terme aux carences de l'ancienne organisation.
Cette promotion, entre dans ce cadre. D'après les renseignements recueillis sur les lieux, la polyclinique est désormais ouverte de 8h du matin jusqu'à 20h. Les consultations médicales sont assurées durant cette période par des médecins locaux. Avant, ces consultations débutaient vers 9 h, pour se terminer à midi. Malheureusement, à l'heure qu'il est, les nuits et les jours de repos, aucune consultation n'est assurée.
Lors de la visite, malgré l'exigüité de l'intérieur, les portes en aluminium, de couleur bleue et blanche illuminent le hall. La propreté est impeccable. La faïence sur les murs, agrémente ce joli décor. Les salles d'attentes équipées de chaises visiblement neuves, en quantité suffisante. Une température ambiante diffusée par les radiateurs du chauffage central, t'invite à rester sans inquiétude ni lassitude.
Le nombre de prestations, évidemment s'est amélioré par l'installation d'un laboratoire pour les différentes analyses et d'un service de radiologie des plus sophistiqués, pour les rayons X. La présence de ces nouveaux services qui n'existaient pas auparavant, ont crée une liesse incommensurable au sein de toute la population de Sidi Mérouane, enfin soulagée.
En sus des prestations énumérées, il faut rajouter avec satisfaction; un service de stomatologie, dirigée par une ancienne chirurgienne dentiste, maitrisant parfaitement sa tâche. Quant à la protection maternelle et infantile (PMI), elle est assurée avec savoir et compétence par une sage femme.
Les traitements ambulatoires hommes sont dispensés par des infirmiers et les femmes sont prises en charge par des infirmières. La salle de pansement est suffisamment équipée de moyens nécessaires aux premiers soins. La salle de régie, conduite par un régisseur qui tient à jour le registre dans lequel sont consignés les paiements des consultations médicales.
D'après les déclarations d'un paramédical rencontré sur les lieux, dans les prochains jours, probablement vers la fin février, un service des urgences médicales sera assuré de nuit et les jours de repos. Si cela venait à se concrétiser, l'allégresse de 23000 habitants, que compte Sidi Mérouane sera multipliée, car les tracasseries quotidiennes seront désormais bannies.
Cependant, malgré tous les efforts déployés, le système de la santé souffre de nombreux dysfonctionnements dus au manque de moyens nécessaires pour faire face à une demande en soins grandissante, mais aussi liée à une organisation incohérente de l'offre de soins. La couverture sanitaire en termes d'infrastructures, de moyens humains et matériels est assurée de manière inégale et infructueuse.
Néanmoins, pour permettre à ce modeste fleuron de la santé locale de mieux s'acquitter de sa noble mission, un groupe électrogène est d'une nécessité vitale afin de garantir sans interruption de l'électricité et assurer l'adéquation et la fonctionnalité de tous les services, notamment la nuit.
Une ambulance, complètera sans doute ces prestations.
En outre, et c'est un paradoxe frappant de constater que les habitants des bâtiments voisins déversent les déchets ménagers à proximité des murs de la polyclinique au su et au vu de tous les différents responsables locaux et ceux de la direction de la santé de wilaya. En se rendant à cet établissement, sensé être le lieu le plus propre et le plus salubre, après la mosquée, bien sur, une odeur nauséabonde est la première à venir fouetter et agacer vos narines. Les autorités locales sont interpelées, pour mettre fin dans les plus brefs délais, à cette anarchie qui a altéré l'image de ce cadre. Afin d'assainir définitivement l'environnement immédiat, il faut songer à supprimer les oliviers devant l'établissement. La présence de ces arbres est assez nuisible, notamment lors des cueillettes.
En outre l'absence de l'emblème national sur l'édifice, démontre clairement la négligence des responsables sus incriminés.
La polyclinique, la nuit immerge dans une fantomatique obscurité, qui fait dresser les poils des chats. Un peu plus d'éclairage ne lui fera aucun mal !
De part sa mission première de structure de proximité et de décentralisation maximum des soins, la polyclinique propose, en plus des consultations, de la vaccination et autres actes, plusieurs assistances. Le Ministre de la santé et de la Population sortant, Monsieur Amar Tou, lors d'une ferme déclaration, a fait ressortir les véritables missions de ces structures, suivant la nouvelle carte sanitaire :
« Pour ce qui est des établissements publics de santé (Epsp), qui sont constitués de polycliniques et de salles de soins, ils seront pleinement responsables des activités de prévention, de soins de base et de proximité. Ils assureront les consultations de médecine générale et quelques consultations spécialisées. En outre, les polycliniques pourront désormais assurer des activités d'aide au diagnostic, puisqu'elles sont dotées d'un laboratoire d'analyses médicales et de radiologie ».Et de rajouter :
« Dorénavant, les citoyens sont appelés à se diriger d'abord vers les structures de proximité qui sont les polycliniques et les salles de soins avant de s'orienter vers les hôpitaux généraux, conformément au système d'hiérarchisation de la présente carte sanitaire.
Pour répondre aux besoins de la population en matière de couverture sanitaire, notamment par la mise en application de la présente carte sanitaire. Cette dernière, qui prévoit la séparation des structures extra-hospitalières (polycliniques) des structures d'hospitalisation, a pour objectif un plus grand rapprochement des structures de prévention et de soins de base de la population. Ainsi, les établissements publics hospitaliers (EPH) se consacreront essentiellement aux activités curatives et à l'hospitalisation. Ils sont constitués d'une structure de suivi, d'hospitalisation et de réadaptation médicale ».
L'Algérie compte aujourd'hui au total 192 EPH, 271 EPSP, 1.495 polycliniques et 5.117 salles de soins.
Ces proverbes illustreront à leur manière l'importance de ce qui a été dit.
* Il n'y a pas de richesse préférable à la santé du corps.
* Plus le corps est faible plus il commande; plus il est fort, plus il obéit.
Reportage réalisé par Hocine T. février 2009

Commentaires
algerien fier le 14/02/2009 à 21:12:10la sante a sidi merouane s epanouiera grace a l aide du citoyen en nous aidons a se doter d une polyclinique digne des prestations et des efforts fournis par les responsables du sous secteur