La Patience du Prophète Ayoub ( Job )

                            Mercredi 18 février 2009

    La patience du prophète Ayoub

                          

 

Le Prophète Ayoub (Job) est l’arrière petit-fils du prophète Isaac.

L’histoire de chaque prophète apporte aux gens une moralité spécifique, celle de Ayoub est la foi des endurants. Suivez avec beaucoup d’attention et une forte émotion, cette leçon véhiculant une véritable patience.   

Cette histoire est adressée à deux catégories de personnes : la première catégorie est celle de gens frappés de malheurs, à l’homme dont le père est malade, à celui qui est pauvre et qui vit dans le besoin, à la femme dont le mari est malade, à celle qui a perdu un fils, etc. La deuxième catégorie est celle de gens dotés de beaucoup de faveurs, d’une parfaite santé, mais qui n’en ressentent pas la valeur et ne sont pas conscients de l’éventualité de les perdre à tout moment. Que dieu nous protège.

    Le peuple d’Ayoub

                                    

Ayoub est un prophète envoyé à un peuple de Mésopotamie dont la majorité était des croyants, et ils l’aimaient. Dieu l’a comblé de faveurs considérables qui n’ont été données à personne auparavant, il resta ainsi pendant cinquante années. L’une des épreuves les plus dures à supporter est l’avilissement d’une personne puissante.

Ayoub disposait de plusieurs faveurs: de l’argent, des terres incomptables d’orge et de blé, des centaines d’esclaves, une belle femme pieuse, une force physique, quatorze enfants, une foi et un entourage pieux, des amis innombrables, du bétail, des chevaux et des bêtes, et ce durant cinquante années.

Ayoub éprouvé

                        

 

Dieu voulut l’éprouver, Il lui ôta son argent, et ses terres devinrent improductives, ses quatorze fils et filles moururent, il perdit tous son bétail et son argent, il se mit à vendre ses esclaves pour se nourrir de leur prix, puis Dieu l’éprouva par une maladie physique qui le rendit infirme, il devint incapable de bouger, ses amis crurent que sa maladie était contagieuse et le quittèrent, seuls lui restèrent fidèles sa femme et deux de ses amis.

 

 Dieu dit : « Quant à l’homme, lorsque son Seigneur l’éprouve en l’honorant et en le comblant de bienfaits, il dit: «Mon Seigneur m’a honoré». Mais par contre, quand Il l’éprouve en lui restreignant sa subsistance, il dit: «Mon Seigneur m’a avili». Mais non! C’est vous plutôt, qui n’êtes pas généreux envers les orphelins; qui ne vous incitez pas mutuellement à nourrir le pauvre, qui dévorez l’héritage avec une avidité vorace, et aimez les richesses d’un amour sans bornes. Prenez garde! Quand la terre sera complètement pulvérisée,  et que ton Seigneur viendra ainsi que les Anges, rang par rang, et que ce jour-là, on amènera l’Enfer ; ce jour-là, l’homme se rappellera. Mais à quoi lui servira de se souvenir? » (Sourate 89 : 15-23).


           La femme d’Ayoub lui demande

                 D’invoquer Dieu

                             

La femme d’Ayoub commença à le nourrir et à le prendre en charge. Lorsque ses ressources s’épuisèrent, elle se mit à vendre ses services aux gens, et l’épreuve continua dix-huit ans durant.

 

Dix-huit ans plus tard, la femme du prophète Ayoub commença à s’épuiser, elle lui demanda : « n’es-tu pas un prophète envoyé de Dieu ? » il répondit par l’affirmative, elle lui dit : « et pourquoi donc n’invoques-tu pas Dieu?», il lui dit : « combien avons-nous passé d’années à l’épreuve?», elle répondit : « dix-huit ans », il dit : « et durant combien d’années Dieu nous a t-il donné ses faveurs ? », elle répondit : « cinquante ans », il dit : « Dieu nous a couvert de ses faveurs durant cinquante ans, ne devrions-nous pas patienter et endurer tout autant ? Par Dieu je ne L’invoquerai qu’après que soit passé autant de temps en épreuve qu’il s’en est écoulé en bonheur ! ». Et il n’invoquait que par ces mots : « Louange à Dieu ».

 

La femme du prophète Ayoub se mit en colère et dit : « je jure que tu dois invoquer Dieu, jusqu’à quand devrions-nous supporter cette épreuve», il lui répondit : « Malheur à toi, mettrais-tu en colère Dieu, Puissance et Majesté à Lui ?! ».

 

Puis les gens se mirent à refuser d’employer sa femme de peur qu’elle ne soit contagieuse.

Nous tenons tout ceci des hadiths du Prophète:

 

« Certes le prophète de Dieu, Ayoub est demeuré éprouvé durant dix-huit ans, il fut repoussé de son entourage proche et moins proche, sauf deux hommes de ses frères, l’un d’eux dit un jour à l’autre : « par Dieu, je vois que Ayoub a commis un péché à l’encontre de Dieu Puissance et Majesté à Lui qui ne le lui a jamais pardonné», l’autre lui dit : « pourquoi donc ? », il lui répondit : « ne vois-tu pas comme il est éprouvé, et que Dieu ne lui a pas fait miséricorde ? », ils allèrent vers Ayoub, entrèrent chez lui et le second dit : « sais-tu ce que celui-ci a dit ? Il a dit que tu as commis un grand péché à l’encontre de Dieu, Puissance et Majesté à Lui qu’Il ne t’a jamais pardonné.» Ayoub leur répondit : « je ne sais rien à propos de ce que vous dites, je sais toutefois que je passais près de deux hommes qui se querellaient et je retournais chez moi et priais Dieu pour qu’ils se réconcilient et je faisais l’aumône à leur intention afin que Dieu ne soit point désobéi sur terre », et il sombra dans la tristesse ».


Ayoub invoque Dieu

                                   

Il se passa qu’une fois sa femme lui avait apporté une nourriture consistante, et il demanda : « d’où provient cette nourriture ? » mais elle garda le silence, il insista en vain, il insista encore, alors il apprit qu’elle s’était coupé les cheveux et les avait vendus pour acheter de quoi nourrir Ayoub.

 

Quand il apprit cela, il s’émeut et se sentit obligé d’invoquer Dieu : « Et Ayoub, quand il implora son Seigneur : «Le mal m’a touché. Mais Toi, tu es le plus miséricordieux des miséricordieux. Nous l’exauçâmes, enlevâmes le mal qu’il avait.» (Sourate 21 : 83-84)


                        La guérison d’Ayoub

                

Dieu dit : « Frappe [la terre] de ton pied: voici une eau fraîche pour te laver et voici de quoi boire. » (Sourate 38:42). Dieu fit exploser une source sous les pieds du prophète Ayoub. « Une eau fraîche » allait le purifier de toutes les maladies de l’extérieur, et « de quoi boire » allait le guérir de tous les maux de l’intérieur.

 

Le Prophète dit : « Lorsque Ayoub allait faire ses besoins, il avait l’habitude d’être soutenu par sa femme […], et il se cachait pudiquement d’elle, puis elle le prenait par la main et le raccompagnait. Un jour, il mit beaucoup de temps. Puis il revint vers sa femme mieux que ce qu’il n’était auparavant, elle lui dit : « que Dieu te bénisse! N’as-tu pas vu le prophète éprouvé ? Par Dieu je n’ai jamais vu quelqu’un lui ressembler, avant son épreuve, plus que toi ! » Il lui dit : « Ne me reconnais-tu pas ? » Elle répondit : « Non », il lui dit : « Eh bien c’est moi, je suis Ayoub. »

 

Dieu dit : « Et que c’est Lui qui a fait rire et qui a fait pleurer, et que c’est Lui qui a fait mourir et qui a ramené à la vie ». (Sourate 53: 43-44).


 Ayoub  redevient riche

                                          

Les faveurs dont il jouissait auparavant lui furent rendues, le Prophète dit : « Dieu envoya deux nuages sur ses terres, un nuage passa sur la terre où poussait le blé, il en plut de l’or jusqu’à ce que le pré en sois rempli, l’autre nuage passa sur le pré d’orge et il en plut une averse et Dieu le rendit riche. »

 

Dieu dit: «Et Nous lui rendîmes sa famille et la fîmes deux fois plus nombreuse » (Sourate 38:43), sa femme redevint jeune et donna naissance à vingt-six garçons et filles, comme si Dieu lui disait qu’il n’avait pas été éprouvé et que tout lui fut rendu et plus. Et le plus étrange dans tout cela, c’est que le Prophète dit : « alors que Ayoub se lavait nu, Dieu envoya un troupeau de criquets qui lui tomba dessus, c’était des criquets en or, il se mit à en enfouir dans ses habits, Dieu lui dit: « Ô Ayoub, ne t’ai-je pas donné de quoi te passer de ce qui est sous tes yeux ? » il répondit : « si Mon Seigneur, mais je ne peux me passer de Ta Bénédiction. »

 

Dieu dit : «Oui, Nous l’avons trouvé vraiment endurant. Quel bon serviteur! Sans cesse il se repentait. » (Sourate 38:44).

                                   

     Moralité sélectionnée par Hocine T. Février 2009



Article ajouté le 2009-02-18 , consulté 88 fois

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