Les Malades Assurés, Rassurés
Mardi 17 Mars 2009
Lorsque la nouvelle est tombée l'extase était à son paroxysme. C'est la meilleure de l'année, criait la majorité de la population de Sidi Mérouane ! Effectivement tout ce beau monde, notamment les assurés sociaux ne cachent pas leur joie.
C'était au mois de janvier 1998 que la décision, de l'ouverture à Sidi Mérouane, d'une antenne de la Caisse Nationale des Assurances Sociales des Travailleurs Salariés a été prise. L'ancien Souk El fellah a été choisi comme lieu de son implantation provisoire, en attendant meilleur endroit. Evidemment l'exigüité du lieu n'est guère propice pour servir les assurés dans de bonnes conditions, particulièrement l'espace réservé comme salle d'attente où les hommes et les femmes se regardent nez à nez et se heurtent à chaque mouvement ! Même les agents de cette caisse trouvent une gêne tangible dans l'accomplissement de leur noble tâche.
Cependant tous ces avatars n'ont diminué en rien l'importance de la présence de cette antenne qui a amoindri définitivement les tracasseries quotidiennes et les pertes de journées entières pour se déplacer à Grarem Gouga, commune située à 8 km, et se faire rembourser les frais médicaux.
Quoique le problème du contrôle médical persiste encore et ce n'est pas du tout aisé de transporter un malade notamment, ceux présentant des maladies contraignantes, telles que les fractures, les arthroses et autres déplaisants incidents des membres inférieurs, vers cette voisine commune, afin de subir le contrôle.
En 2004, l'antenne est enfin transférée dans son nouveau local, situé au dessus du vieux marché couvert. Cette infrastructure, offre un espace plus avantageux malgré que le choix de l'endroit reste une banale improvisation. L'accès à l'antenne est contrariant par l'inexistence d'espaces suffisants pour le stationnement de voitures, notamment celles transportant des malades.
Les prestations, cependant se sont améliorées. La présence du médecin pour les différents contrôles, a redoublé la joie de tous les usagers.
L'entrée se fait à travers des escaliers étroits. L'intérieur est impeccablement propre. La salle est assez grande pour renfermer une cinquantaine de chaises, encore neuves, dont une partie est réservée pour les femmes. En face, trois guichets, pour différentes prestations, utilisant des distributeurs automatiques de tickets, dont un s'occupe particulièrement de la carte électronique, appelée « Chifa » (Guérison). Un autre guichet à droite, réservé aux informations et orientations.
A gauche de la porte d'entrée se trouve le bureau du contrôle médical, assuré par une assistante, qui s'occupe de l'enregistrement, de la présentation des dossiers et de bien veiller à l'ordre de passage des malades. C'est elle qui a la charge de les faire introduire chez le médecin chargé du contrôle, après vérification de leur identité, car la présence physique du malade est obligatoire. La note collée au mur est bien explicite. Pour le bonheur de tous, les contrôles se font deux fois par semaine : Dimanche et mardi. Finies les bousculades, les engueulades et les longues et stressantes attentes.
Quand aux préposés aux guichets, le nombre de femmes est numériquement supérieur à celui des hommes, ce qui donne une fine élégance à l'accueil, souvent très chaleureux et agrémenté par une délicate courtoisie. L'utilisation de l'outil informatique est généralisée dans tous les services.
Je ne peux terminer ce passage sans apporter mon humble remerciement à tout le personnel, pour son dévouement, son sérieux, son abnégation et son savoir faire, à leur tête monsieur Messaoud Haddad chef de cette antenne, qui dirige cette valeureuse équipe avec tact, affabilité, modestie et simplicité.
Il est cependant recommandé à ces sympathiques employés de persévérer dans cette exemplaire méthode de prestation, elle est l'authentique voie d'un travail réussi. Bonne continuation et bravo !
Reportage réalisé par Hocine T Mars 2009.

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