La Jarre Abimée

Jeudi 13 Décembre 2007    

             

    

                                

 

Un porteur d'eau indien avait deux grandes jarres, suspendues 
aux deux extrémités d'une pièce de bois qui épousait la forme 
de ses  épaules.
L'une des jarres avait un éclat, et, alors que l'autre jarre 
conservait parfaitement toute son eau de source jusqu'à 
la maison du maître, l'autre jarre perdait presque la moitié 
de sa précieuse cargaison en cours de route.  
Cela dura deux ans, pendant lesquels, chaque jour, le porteur 
d'eau ne livrait qu'une jarre et demi d'eau à chacun de 
ses voyages. 
Bien sûr, la jarre parfaite était fière d'elle, puisqu'elle parvenait
à remplir sa fonction du début à la fin sans faille.    
Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection et se
sentait déprimée parce qu'elle ne parvenait à accomplir que
la moitié de ce dont elle était censée être capable.  
Au bout de deux ans de ce qu'elle considérait comme un
échec permanent, la jarre endommagée s'adressa au porteur 
d'eau, au moment où celui-ci la remplissait à la source.  
"Je me sens coupable, et je te prie de m'excuser."   
"Pourquoi ?" demanda le porteur d'eau. "De quoi as-tu honte ?"   
"Je n'ai réussi qu'à porter la moitié de ma cargaison d'eau 
à notre maître, pendant ces deux ans, à cause de cet éclat 
qui fait fuir l'eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et, à la
fin, tu ne livres à notre maître que la moitié de l'eau.
Tu n'obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts", 
lui dit la jarre abîmée. 
Le porteur d'eau fut touché par cette confession, et, plein de
compassion, répondit: "Pendant que nous retournons à la 
maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs magnifiques
qu'il y a au bord du chemin". 
Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long de 
la colline, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs baignées 
de soleil sur les bords du chemin, et cela lui mit du baume 
au coeur. Mais à la fin du parcours, elle se sentait toujours 
aussi mal parce qu'elle avait encore perdu la moitié de son eau. 
Le porteur d'eau dit à la jarre "T'es-tu rendu compte qu'il n'y
avait de belles fleurs que de Ton côté, et presque aucune du 
côté de la jarre parfaite? C'est parce que j'ai toujours su que 
tu perdais de l'eau, et j'en ai tiré parti.
J'ai planté des semences de fleurs de ton coté du chemin, et, 
chaque jour, tu les as arrosées tout au long du chemin. 
Pendant deux ans, j'ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques 
fleurs qui ont décoré la table du maître. Sans toi, jamais je 
n'aurais pu trouver des fleurs aussi fraîches et gracieuses." 
    
Morale de l'histoire:
Nous avons tous des éclats, des blessures, des défauts.
Nous sommes tous des jarres abîmées. 
Certains d'entre nous sont diminués par la vieillesse, d'autres 
ne brillent pas par leur intelligence, d'autres trop grands, trop 
gros ou trop maigres, certains sont chauves, d'autres sont 
diminués physiquement, mais ce sont les éclats, les défauts
en nous qui rendent nos vies intéressantes et exaltantes.  
Il vaut mieux prendre les autres tels qu'ils sont, et voir ce 
qu'il y a de bien et de bon en eux. Il y a beaucoup de positif 
partout.
Ceux qui sont flexibles ont la chance de ne pas pouvoir 
être déformés. Souvenez-vous d'apprécier tous les gens si 
différents qui peuplent votre vie ! Sans eux, la vie serait bien triste.

     Teste sélectionné par Hocine T. Décembre 2007

                                                



Article ajouté le 2007-12-15 , consulté 61 fois

Commentaires


ms le 04/05/2009 à 18:04:44
le beau est un nectart deeique allah l'accorde a la jarre qu'il veut.

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