Les Présidents Algériens

Dimanche 13 Janvier 2008 

 

       

 

    

            1 - Ferhat Abbès

Ferhat Abbès naquit le 24 octobre 1899 à Taher (Jijel) au sein d'une famille rurale. Il effectua ses études primaires à Taher, ses études secondaires à Jijel et Skikda puis se rendit à Alger afin de poursuivre ses études universitaires qu'il acheva avec un diplôme supérieur en pharmacie. En 1932, il ouvrit une pharmacie à Sétif.

Il est considéré comme faisant partie de l'élite intellectuelle occidentalisée et pour cela fut l'un des tenants de la politique de l'assimilation. En 1924, il créa l'Association des étudiants musulmans de l'université d'Alger qu'il présida jusqu'en 1932 et fut également élu président de l'Association des étudiants musulmans d'Afrique du Nord de 1927 à 1931.
 Durant la deuxième guerre mondiale, il se porta volontaire pour le service militaire. Le 22 décembre 1942, Ferhat Abbès rédigea une lettre adressée aux autorités françaises et aux alliés leur demandant d'introduire des réformes radicales dans la situation générale vécue par le peuple algérien. Il demanda la tenue d'un congrès regroupant toutes les organisations pour l'élaboration d'une nouvelle constitution algérienne au sein d'une union française. Mais n'ayant pas reçu de réponse à ses revendications, Ferhat Abbès publia en février 1943 le Manifeste du Peuple Algérien qu'il présenta au Gouverneur Général et dans lequel il dénonçait le Code de l'indigénat.
En mars 1944, il créa "Les Amis du Manifeste et de la Liberté" qui avait pour objectif de faire la propagande pour le concept de Nation Algérienne.
Après les massacres du 8 mai 1945, son parti fut dissous et il fut arrêté. Il ne fut libéré qu'en 1946 après la proclamation de la loi d'amnistie générale des prisonniers politiques.
Après cela, il créa le
Parti de l'Union Démocratique pour le Manifeste et publia un appel dans lequel il dénonçait violemment les massacres horribles commis par les Français le 8 mai 1945 et exprimait les principes de son parti qu'il résumait comme suit: "Constitution d'un état algérien indépendant au sein de l'union française"

En Avril 1956, Ferhat Abbès prononça la dissolution de son parti et rejoignit les rangs du Front de Libération Nationale au Caire. Après le Congrès de la Soummam, il fut désigné membre du Conseil National de la Révolution Algérienne. Il dirigea la délégation algérienne au Congrès de Tanger qui s'est tenu du 27 au 30 avril 1958 et fut ensuite désigné Président du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (19 septembre 1958 - août 1961). En 1960, il effectua une visite à Pékin et Moscou. Après l'indépendance, il est devenu le Président de l'Assemblée Nationale Algérienne, il démissionnera en août, 1963. Il mourut le 23 décembre 1985.

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          2 - Benyoucef Benkhedda

Benyoucef Benkhedda naquit à Berrouaghia (wilaya de Médéa) le 20 février 1923. Après y avoir achevé ses études primaires, il se rendit à Blida puis à Alger afin d'y poursuivre ses études universitaires et obtint le diplôme de docteur en pharmacie.

Bien que Benyoucef Benkhedda n'ait adhéré officiellement au mouvement national qu'en 1939, il était néanmoins en contact permanent avec les militants de l'Etoile Nord-Africaine, section de Blida et lisait régulièrement le journal al Oumma, organe de l'Etoile Nord-Africaine.
En 1943, il fut arrêté sous l'accusation de propagande contre la mobilisation. Huit mois plus tard, il fut libéré après 8 mois et incorporé de force dans l'armée française.
En 1946, il travailla au sein du comité de rédaction du journal al oumma al jazairia (la nation algérienne).
Il participa au congrès du
Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques tenu entre le 15 et le 16 février 1947 et fut élu membre du comité central du MTLD puis secrétaire général en remplacement de Monsieur Hocine Lahouel.

Suite au déclenchement de la Révolution, Benyoucef Benkhedda fut emprisonné par les autorités françaises et ne fut libéré qu'en avril 1955 pour adhérer après cela à la Révolution et rejoindre Abane Ramdane.
Après le
Congrès de la Soummam, il fut désigné membre permanent au Conseil National de la Révolution Algérienne puis au Comité de Coordination et d'Exécution.
Après l'arrestation du martyr
Larbi Ben M'hidi en février 1957, Benyoucef Benkhedda quitta l'Algérie pour la Tunisie en compagnie de Krim Belkacem et de là, rejoignit Le Caire.
Benkhedda fut écarté du Comité de Coordination et d'Exécution avec Saad Dahlab, tout en restant membre du Conseil National de la Révolution Algérienne. Mais, il ne cessa pour autant ses activités et continua à accomplir diverses missions parmi lesquelles la présidence de la délégation du Front de Libération Nationale à Belgrade et à Londres dans le cadre de la propagande pour la question algérienne dans les instances internationales.
En septembre 1958, il fut nommé ministre des affaires sociales dans le
Gouvernement Provisoire de la République Algérienne.
Le 28 août 1961, il fut désigné comme Président du Gouvernement Provisoire en remplacement de Ferhat Abbès. Durant son mandat, il fut confronté à de nombreux problèmes parmi lesquels:
- le problème des négociations avec le gouvernement français
- le conflit grave entre le GPRA et l'état-major général.
Ben Khedda se retira de la vie politique en septembre 1962 pour se consacrer à son métier de pharmacien. Il mourut le 4 février 2003.

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                         3 - Ahmed Ben Bella

 

Né le 25 décembre 1916 à Maghnia, il suit ses études secondaires à Tlemcen. En 1937, il effectua son service militaire. Marqué par les événements du 08 mai 1945, il adhère au P.P.A. – M.T.L.D. qui le fait élire en 1947 Conseiller Municipal de sa ville.

 Il sera responsable de l'Organisation Spéciale (O.S.), et participe à l'attaque de la poste d'Oran en 1949 en compagnie de Hocine Ait-Ahmed et de Rabah Bitat. En Mai 1950, il est arrêté à Alger et condamné, 2 ans plus tard, à sept (07) ans de prison ; il s'évada en 1952 et se réfugie au Caire où il a rejoint Hocine Ait-Ahmed et Mohamed Khider avec qui il formera plus tard la délégation extérieure du Front de Libération Nationale.

En 1956, il est arrêté une deuxième fois alors qu'il prenait l'avion qui devait l'emmener du Maroc à Tunis en compagnie de Bitat, Boudiaf, Ait-Ahmed et Lacheraf.

Libéré en 1962, il participe au congrès de Tripoli où un différent l'oppose au G.P.R.A. Il rentre à Alger et le 15 septembre 1963, il est élu Président de la République, il est destitué le 19 juin 1965. En 1980, il fut gracié. Il fonde ensuite, en France, le Mouvement pour la Démocratie en Algérie (M.D.A.).

 Il rentre définitivement en Algérie le 29 septembre 1990.

 

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          4 - Houari Boumediene


Mohamed Boukharouba, dont le nom de guerre est Houari Boumediene est né le 23 août 1932 dans la localité de Beni Addi à 15 km de Guelma.

Houari Boumediene a poursuivi des études en arabe à l'école coranique et en français à l'école primaire de sa ville. En 1949 il se rend à Constantine où il s'inscrit à la medersa d'El Kettania.

Durant cette période, il entame sa vie de révolutionnaire en adhérant au Partie du Peuple Algérien. Il se rendit ensuite, clandestinement à Tunis à l'université de la Zaitouna et enfin au Caire à El Azhar. En 1955, il se retrouve dans la wilaya 5 (Oranie) à la tête de laquelle il est nommé en 1957, avant de prendre le commandement du P.C. d'Oujda, puis le commandement opérationnel de l'ouest et enfin la direction de l'Etat-Major de l'Armée de Libération Nationale.

Vice-Président du Conseil et Ministre de la Défense dans le premier gouvernement de l'Algérie indépendante.

 Le 19 juin 1965, il destitue le Président Ben-Bella et devient Président du Conseil de la Révolution.

En 1968, il est élu président en exercice de l'Organisation de l'Union Africaine.

Le 24 Février 1971, Il nationalise les hydrocarbures et les moyens de transport. Le 10 décembre 1976, il est élu Président de la République.

 Il décède des suites d'une maladie le 27 décembre 1978.

 

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                              5 - Rabah Bitat


Rabah Bitat Né le 19 décembre 1925 à Aïn El Karma (Constantinois). Jeune adhérent au Parti du Peuple Algérien (P.P.A.) et au Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratique (M.T.L.D.), il faisait également partie du groupe de l'organisation spéciale (O.S.). Il a été condamné a une peine de dix (10) ans par contumace suite à l'attaque de la poste d'Oran. Il fut aussi membre fondateur du C.R.U.A. (Comité Révolutionnaire d'Unité et d'Action).

Faisait partie du groupe des 22 ainsi que celui des 09 chefs historiques qui déclenchèrent la révolution le 1er Novembre 1954, il deviendra le premier responsable de la wilaya IV (Algérois).

Il se fera arrêter en mars 1955 et sera condamné à perpétuité par le tribunal militaire français.

Il sera libéré sept ans après avec la promulgation du cessez-le-feu. Il occupera après l'indépendance le poste de vice-président du premier gouvernement de l'Algérie libre mais démissionnera une année plus tard.

Il reviendra dans l'exécutif après la destitution de Ben-Bella comme Ministre d'Etat.

En 1972, il est Ministre des Transports. A la mort de Houari Boumediene, Si Mohamed (nom de guerre), alors Président de l'APN, assumera l'intérim de Premier Magistrat du pays pendant quarante cinq (45) jours.

Président de l'A.P.N. durant quatre législatures, il démissionne en octobre 1990.

Il fut décoré de la plus haute distinction de l'état « SADR » à l'occasion de la commémoration de la fête l'indépendance, le 05 Juillet 1999.

 Il décèdera le 10 avril 2000.

 

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            6 - Chadli Ben Djedid


 Chadli Ben Djedid Né le 14 avril 1929 à Bouteldja dans la wilaya de Annaba, Chadli Ben-Djedid s'engage des 1954 dans l'organisation politico-militaire du F.L.N. L'année suivante il rejoint l'Armée de Libération Nationale (A.L.N).

En 1956, il est nommé Chef de Région. En 1957, il est désigné au poste d'Adjoint Chef de Zone. En 1958, il est nommé Capitaine Chef de Zone. En 1961, il fait un bref passage au commandement opérationnel de la zone nord.

En 1962, il est nommé à la 5ème région militaire avec le grade de Commandant. En 1964,il est nommé à la tête de la 2ème région militaire.

 Le 19 Juin 1965, il est membre du conseil de la révolution. En 1969, il est promu au grade de Colonel.

En 1978, il est chargé de la coordination des affaires de défense nationale.

En janvier 1979 il est élu par le 4ème congrès du parti F.L.N. au poste de Secrétaire Général et désigné candidat a la Présidence de la République.

 Le 7 Février 1979, il est élu à la présidence de la république. En 1984, il est reconduit à la tète de l'état puis réélu en 1989.

Au lendemain des événements d'octobre 1988, il engage les réformes politiques.

Il est alors élu président du FLN au 6ème congrès du Parti. Juste après son élection pour le troisième mandat, il fait doter l'Algérie en février 1989 d'une constitution garantissant le multipartisme.

Le 11 janvier 1992 il démissionna du poste de Président de la République.

 

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      7 - Mohamed Boudiaf 

 

Mohamed Boudiaf Mohamed Boudiaf est né le 23 juin 1919 à Ouled Madi (Wilaya M'sila). En 1942, il est commis aux écritures au service des Contributions à Jijel.

Il adhère au P.P.A. et devient un membre important de l'organisation Spéciale ( O.S ).

En 1950, il est jugé et condamné par contumace ; il rejoint la France en 1953 et devient membre du M.T.L.D.

Il rentre en Algérie et devient l'un des principaux organisateurs du C.R.U.A. (Comité Révolutionnaire pour l'Unité et Action), membre du groupe des 22 ayant déclenché la guerre de libération.

Le 22 octobre 1956 il est capturé avec ses compagnons suite à l'arraisonnement par l'aviation française de l'avion qui les menait du Maroc vers la Tunisie.

 Le 20 septembre 1962, il fonde le Parti de la Révolution Socialiste (P.R.S.).

En juin 1963, il est arrêté et exilé dans le sud Algérien où il reste détenu pendant trois mois puis il rejoint le Maroc.

A partir de 1972, il se déplace entre la France et le Maroc en activant pour son parti, le P.R.S. et en animant la revue El Djarida.

En 1979, après la mort de Houari Boumediene, il dissout le P.R.S et va se consacrer à ses activités professionnelles en dirigeant à Kénitra au Maroc une briqueterie.

 Le 14 janvier 1992, après la démission du Président Chadli Ben-Djedid, il devient Président du Haut Comité d'Etat.

Il meurt assassiné le 29 juin 1992 à Annaba.

 

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                           8 - Ali Kafi


Ali Kafi Ali Kafi est né en 1928 à d'El-Harrouch (Wilaya de Skikda). Ali Kafi s'inscrit à l'école coranique Kettania que fréquenta aussi Houari Boumediene.

Il fait ses premières classes dans les rangs du Parti Populaire Algérien (P.P.A.), devient responsable de cellule puis responsable de groupe . En 1953, il est élu enseignant par son parti dans une école libre à Skikda.

 Contacté par Didouche Mourad le 1er novembre 1954, il milite à Skikda puis il rejoint le maquis du nord constantinois. Sous les ordres de Zighoud Youcef, il participe aux offensives d'août 1955.

En août 1956 il fait partie de la délégation de la zone 2 au congrès de la Soummam.

Il dirige la wilaya II de 1957 à 1959. Appelé en mai 1959 à Tunis, il sera un des dix (10) colonels qui réorganiseront les instances dirigeantes de la révolution (le G.P.R.A. et le C.N.R.A.).

Au cours de la crise en 1962, il se trouvera du côté du G.P.R.A.

A l'indépendance, il est nommé ambassadeur dans plusieurs pays (Syrie, Liban, Libye, Tunisie, Egypte, Irak et Italie).

 Le 11 janvier 1992 il est désigné en qualité de membre du Haut Comité d'Etat installé après la démission du Président Chadli Ben-Djedid.

Le 02 juillet 1992 il succède à Mohamed Boudiaf.

 

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                 9 - Liamine Zeroual

Liamine Zeroual Né le 03 juillet 1941 à Batna.

 A 16 ans, il rejoint les rangs de l'Armée de Libération Nationale (A.L.N.). Il participe à la guerre de libération entre 1957 et 1962. Diplômé de l'école militaire de Moscou et de l'école de guerre de Paris, il exerce différentes fonctions au sein de l 'Armée Nationale Populaire (A.N.P.).

 D'abord, commandant de plusieurs écoles militaires (Batna, Cherchell) puis commandant de plusieurs régions militaires (sixième, troisième et cinquième régions), Il devient commandant des forces terrestres en 1989 avant de démissionner en 1990.

 Il fut ambassadeur de l'Algérie en Roumanie pendant une courte période avant de quitter ce poste.

 En juillet 1993, il est nommé Ministre de la Défense Nationale.

 Le 30 janvier 1994 il est désigné à la tête de l'état pour assurer la période de transition.

 Premier président à avoir été élu dans un scrutin pluraliste le 16 novembre 1995.

Le 11 septembre 1998, il annonce dans son discours à la nation la tenue d'élections présidentielles anticipées.

Il quitte la présidence de la république le 27 Avril 1999.

 

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   10 - Abdelaziz Bouteflika

 

Abdelaziz Bouteflika Né le 2 mars 1937, Abdelaziz Bouteflika milite très tôt pour la cause nationale ; il achève ses études secondaires quand il rejoint L'armée de Libération Nationale (ALN) en 1956.

 Il est chargé d'une double mission de contrôleur général de la wilaya V en 1957 et 1958.

Officier en zone 4 et en zone 7 de la Wilaya V, il est ensuite attaché au PC de la wilaya V, puis, successivement, au PC du «COM Ouest», au PC de l'état- major «Ouest» et au PC de l'état- major général de l'ALN.

 En 1960, le Commandant Abdelaziz Bouteflika est affecté aux frontières méridionales du pays pour commander le «front du Mali » dont la création entrait dans le cadre des mesures visant à faire échec aux entreprises de division du pays de la part de la puissance coloniale; ce qui lui vaudra le nom de guerre de Si Abdelkader El Mali.

 En 1961 il entre clandestinement en France dans le cadre d'une mission de contact avec les leaders historiques de la Révolution détenus à Aulnoy.

En 1962, Abdelaziz Bouteflika est député à 1'Assemblée Constituante et devient, à 25 ans, ministre de la jeunesse, des sports et du tourisme du premier gouvernement de l'Algérie indépendante.

 Il est également membre de l'assemblée législative en 1963, avant d'être nommé, la même année, ministre des affaires étrangères.

 En 1964 il est élu par le congrès du front de Libération Nationale en qualité de membre de comité central et membre du bureau politique.

Abdelaziz Bouteflika prend une part active au réajustement révolutionnaire de juin 1965 qui verra l'instauration du Conseil de la Révolution - dont il est membre - sous la présidence de Houari Boumediene.

Reconduit dans les fonctions de ministre des affaires étrangères, il anime, jusqu'en 1979, une action diplomatique qui vaudra à son pays un prestige, un rayonnement et une influence qui établiront l'Algérie comme un des leaders

monde, et, à ce titre, comme interlocuteur recherché des grandes puissances.

 Il définit ainsi la ligne directrice dont la diplomatie algérienne ne se départira plus par la suite, fondée sur le respect du droit international et le soutien aux causes justes à travers le monde. Diplomate chevronné et reconnu, Abdelaziz Bouteflika impulsera, pendant plus d'une décennie, la politique étrangère qui mène aux grands succès de la diplomatie algérienne, dont le renforcement et l'unification des rangs arabes lors du sommet de Khartoum de 1967, puis lors de la guerre d'octobre 1973 contre Israël, la reconnaissance internationale des frontières de l'Algérie et l'instauration de relations de bon voisinage et de fraternité avec les pays limitrophes, ou encore l'échec de l'embargo contre l'Algérie suite à la nationalisation des hydrocarbures.

 Abdelaziz Bouteflika joue également un rôle important dans la consolidation des organisations du tiers monde et le renforcement de leur unité d'action, notamment à travers son action lors de la conférence des 77 et du sommet africain, tenus respectivement en 1967 et 1968 à Alger.

De même, il fera de l'Algérie un des leaders du mouvement des non-alignés. Il défend également sans relâche les processus de décolonisation dans le monde.

 L'Algérie devient ainsi le porte-parole du tiers-monde et particulièrement dans sa revendication pour un nouvel ordre économique international. Elu à l'unanimité Président de la 29ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies, en 1974, Abdelaziz Bouteflika obtient la mise au ban par la communauté internationale du régime sud-africain pour sa politique d'apartheid et fait admettre, malgré les oppositions, le leader de l'Organisation de Libération de la Palestine, feu Yasser Arafat, qui prononcera un discours devant l'Assemblée Générale.

 Il préside également, en 1975, la 7ème session extraordinaire consacrée à l'énergie et aux matières premières dont l'Algérie était l'un des initiateurs.

A la mort du Président Boumediene, en 1978, et en tant que plus proche compagnon du défunt, il prononce une oraison funèbre remarquée.

 Mais il devient, dès cette année, la principale cible de la politique de «déboumédiènisation» et est contraint à un exil qui durera plus de 6 années. Il est de retour en Algérie en janvier 1987 et sera signataire de la «motion des 18» consécutive aux événements d'octobre 1988.

Il prend part au congrès du FLN en 1989, qui l'élira membre du comité central.

Pressenti pour occuper les fonctions de ministre-conseiller du Haut Comité d'Etat, instance présidentielle transitoire mise en place entre 1992 et 1994, puis de représentant permanent auprès de l'ONU, Abdelaziz Bouteflika décline ces propositions, comme il ne donnera pas suite.

 En 1994, aux sollicitations dont il est l'objet en vue de son accession aux fonctions de chef de l'Etat dans le cadre des modalités et des mécanismes de la transition.

En décembre l998, il fait part de sa décision de se présenter, en tant que candidat indépendant, à l'élection présidentielle anticipée d'avril 1999.

Abdelaziz Bouteflika est élu Président de la République le 15 Avril 1999.

Dès sa prise de fonctions, le président Abdelaziz Bouteflika réaffirme sa détermination à rétablir la sécurité, la paix et la stabilité. A cette fin, il engage un processus législatif de concorde civile, consacré, le 16 septembre 1999, par un référendum qui recueille plus de 98% de suffrages favorables. Le rétablissement progressif de la sécurité permet au Président Bouteflika d'entamer, sur le plan intérieur, un vaste programme de refondation de l'Etat algérien, à travers la réforme des structures et des missions de l'Etat, du système judiciaire, du système éducatif ainsi qu'un train de mesures économiques audacieuses, comportant notamment une réforme du système bancaire destinée à rendre l'économie algérienne plus performante, ce qui permettra à l'Algérie d'entrer dans l'économie de marché, de renouer avec la croissance et de réaliser des taux de croissance particulièrement élevés.

 Le Président de la République décide également, durant son premier mandat, de la constitutionnalisation de Tamazight et sa consécration en tant que langue nationale.

Au plan international, sous l'impulsion du Président Bouteflika, l'Algérie se réapproprie son rôle de leader.

Elle joue un rôle actif sans cesse plus important au niveau continental dans le cadre de l'Union Africaine et du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD), dont le chef de l'Etat est l'un des initiateurs.

 Au niveau méditerranéen, l'Algérie conclut un Accord d'Association avec l'Union Européenne, le 22 avril 2001. l'Algérie, devenue un partenaire écouté du G8, prend régulièrement part à ses Sommets, depuis l'an 2000. Parallèlement, le Président Bouteflika ne ménage aucun effort pour rendre possible la poursuite de la construction de l'Union du Maghreb Arabe.

 Le 22 février 2004, Abdelaziz Bouteflika annonce son intention de se présenter pour un second mandat présidentiel. Fort des résultats positifs de son premier mandat, il mène campagne pour défendre les grands thèmes de son projet de société, notamment la réconciliation nationale, la révision du code la famille, la lutte contre la corruption et la poursuite des réformes engagées. Il est réélu, le 8 avril 2004, avec prés de 85% des voix.

 

                   Sélectionné par Hocine T. Janvier 2008

                                                   



Article ajouté le 2008-01-13 , consulté 44 fois

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